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Sapeur-Pompier Volontaire

Rétrospective des interventions marquantes

De 1901 à nos jours, certaines interventions ont marqué l’Histoire du Corps départemental et métropolitain. Nous vous invitons à (re)découvrir ces moments vécus par les sapeurs-pompiers depuis le début du siècle.

Rétrospective des interventions marquantes depuis 1901.

Histoire des sapeurs-pompiers

De la fondation de Lyon à la création du S.D.M.I.S

Jacques Périer est un passionné de l'histoire des sapeurs-pompiers. Il est une référence en la matière dans le Rhône. Fort de son "Historique des sapeurs-pompiers du Rhône" publié en 2001, il nous livre ici un condensé de 2000 ans d'histoire concernant les services d'incendie et de secours dans la ville de Lyon et son département : le Rhône.

Site internet du musée des sapeurs-pompiers du Rhône

43 avant J.-C.

Munatius Plancus, ancien lieutenant de César, fonde Lugdunum (Lyon).

Les Gaulois ne semblent pas avoir organisé des services de lutte contre l’incendie en Gaule. En 50 avant J.-C., Jules César soumet toute la Gaule.

14 avant J.-C.

L’empereur Auguste fait de Lugdunum la capitale des trois provinces gauloises.

Ce souverain, ou un de ses successeurs proches, crée pour Lugdunum un corps de police appelé « cohorte urbaine ». Celle-ci participe probablement au service d’incendie. Comme les autres villes de l’Empire, hormis Rome qui est défendue par des pompiers militaires nommés « vigiles », Lugdunum fait appel aux membres des « collèges des métiers du bâtiment » pour assurer le rôle de pompier. Ceux-ci utilisent des pompes à bras, des seaux et des matériels de démolition pour faire « la part du feu ».

476

Les invasions barbares font chuter l’Empire romain d’occident.

Les voies de communication sont en grande partie détruites et la vie urbaine va en dépérissant. La disparition d’un pouvoir central fort ne favorise pas l’organisation de la lutte contre l’incendie. Au Moyen-âge les membres des corporations du bâtiment restent seuls face au feu. La régression générale qui suit la chute de l’Empire romain d’occident provoque la disparition de l’usage des pompes à incendie dans l’Europe de l’Ouest.

534

Le royaume Burgonde, installé dans la région, est conquis par les Francs.

Les Burgondes, présents à Lyon depuis 470, édictent une loi concernant les punitions pour les incendiaires. Les Mérovingiens tentent de réorganiser un service de surveillance nocturne dans les villes. Vers l’an 813, l’empereur Charlemagne institue des veilleurs de nuit ; c’est la lointaine origine des futures « gardes bourgeoises ».

1220

Des religieux appartenant aux ordres mendiants s’installent à Lyon.

Les Cordeliers, les Jacobins, les Augustins et les Carmes, qui vivent de la charité publique, participent au service du feu. Les maîtres et les compagnons des métiers du bâtiment, présents depuis l’Empire romain, poursuivent leur tâche salvatrice.

1320

La ville de Lyon conquiert son indépendance municipale et désigne douze conseillers sous le nom de « Consulat ».

Depuis au moins le XIIIe siècle, les Lyonnais ont constitué des troupes de citoyens-soldats pour défendre leur cité des périls extérieurs. Ils acquièrent la reconnaissance officielle de cette garde bourgeoise sous le nom de « penonages ». Ces compagnies de citoyens volontaires, organisées par quartier ou métier, assurent des gardes de nuit et donnent l’alarme en cas d’incendie. Les cloches des églises sonnent le tocsin pour appeler les sauveteurs au feu.

1337

Philippe VI

Ce roi institue en France le « couvre-feu » obligatoire toutes les nuits. à Lyon, chaque jour en début de soirée, la grosse cloche de l’église Saint-Nizier donne le signale d’application de cette mesure et de la fermeture des portes de la ville.

1337
-
1437

Guerre de Cent ans

Jour et nuit, des guetteurs munis de trompette veillent à Fourvière et à Saint-Nizier pour donner l’alarme en cas d’incendie et autres événements fâcheux. Après la guerre, le guetteur de Fourvière poursuit son rôle d’avertisseur.

1475

Louis XI

Un dépôt de « seaux de cuir » est créé à l’hôtel de ville de la rue Longue près de Saint-Nizier. L’année suivante, un deuxième dépôt est ouvert dans le quartier Saint-Paul. Lors des incendies, la population fait « la chaîne » en se passant les seaux de mains en mains pour acheminer l’eau au feu.

1501

Pendant les guerres d’Italie, le roi Louis XII est à Lyon.

Apparues semble-t-il en Allemagne au XV e siècle, des « seringues d’incendie », qui permettent de lancer quelques litres d’eau sur les flammes, sont utilisées à Lyon, lors du sinistre qui ravage le couvent des Célestins. En 1636, la municipalité lyonnaise en achète quatorze exemplaires à un potier d’étain de Lyon.

1517

François I er, la Renaissance, née en Italie, débute en France.

Le Consulat de Lyon fait installer cinq dépôts de seaux de cuir et d’échelles à l’hôtel de ville et dans des couvents. La même année à Ausgbourg, en Bavière, l’artisan Antonien Platner (ou Blatner) reconstruit une pompe à incendie sur le modèle antique.

1619

Louis XIII

Les « capitaines penons », qui commandent dans chacun des trente-cinq quartiers de Lyon une compagnie des penonages, reçoivent en dépôt des seaux de cuir. à partir de 1614, Villefranche-sur-Saône est divisée en quatre penonages. à la même époque, à Lyon, le « voyer », architecte de la ville, est chargé de l’organisation et de la direction des secours contre l’incendie.

1655

Louis XIV

Pour régulariser le service d’incendie à Lyon, le Consulat désigne treize maîtres charpentiers, chacun avec cinq compagnons, pour aller au feu dès l’appel du tocsin. La même année, à Nuremberg en Bavière, l’artisan chaudronnier Hans Hautsch propose à la vente, à l’aide de prospectus, des pompes à incendie de son invention. Toutes ces machines, qu’il a commencé a construire depuis au moins 1650, sont équipées d’une lance fixe. Ce dernier dispositif oblige les sauveteurs à manœuvrer très près du feu.

1671

à la suite d’un grand sinistre, Lyon met en service une pompe à incendie à lance fixe construite sur le modèle allemand. Elle participe probablement à la lutte contre l’incendie qui ravage les combles de l’hôtel de ville des Terreaux en 1674.

1673

à Amsterdam, aux Pays-Bas, les frères Van der Heyde, chargés de la maintenance des cinquante-quatre pompes à incendie à lance fixe achetées à l’Allemand Hans Hautsch en 1652, inventent le « tuyau de cuir ». Cette innovation révolutionne la lutte contre l’incendie, car désormais les sauveteurs peuvent manœuvrer les pompes hors d’atteinte des flammes ou des écroulements et avancer sur le feu avec des tuyaux souples en cuir munis de lances bien plus faciles à utiliser. En 1698, les frères Van der Heyde mettent au point les premiers « tuyaux d’aspiration » en cuir armés de spires métalliques. Cela représente en fait la mise en service des premières pompes d’incendie aspirantes et foulantes.

1722

Louis XV

à Lyon, à la suite d’un grand incendie à Saint-Jean, le gouverneur Villeroy institue un impôt spécial de six livres par maison qui permet d’acheter une dizaine de pompes et des seaux de cuir en grande quantité. Seule, la « grande pompe » dite du Consulat, conservée à l’hôtel de ville, est munie de boyaux. Les matériels d’incendie sont distribués à l’hôtel de ville, dans les couvents et chez quelques notables et capitaines penons. En 1723, un office d’inspecteur des pompes à incendie est créé.

1735

Sept petites pompes, aspirantes et foulantes, sont achetées à l’inventeur Montagnon, peintre et mathématicien de Lyon. Dans chaque quartier de la ville un sergent et deux soldats de la garde bourgeoise sont chargés d’emmener les matériels d’incendie au feu. Au côté de la garde bourgeoise, diverses troupes participent ponctuellement au service du feu : la compagnie du « guet royal », créée en 1565; la compagnie des « gardes suisses », épisodiquement présente à Lyon depuis 1565; la « compagnie franche du régiment de Lyonnais », formée en 1699; et la compagnie municipale des « arquebusiers », réorganisée et devenue permanente en 1714 avec cinquante hommes.

1746

L’architecte Germain Soufflot réorganise la lutte contre l’incendie à Lyon. Il fait réunir les matériels de secours dans six dépôts seulement. Conjointement, il fait construire des chariots à quatre roues capables de transporter chacun trois pompes portables à bras, et des chars à deux roues pour le transport des seaux de cuir, des échelles et des crochets de démolition. En outre, il fait fabriquer des échelles de sauvetage. Chacun des dépôts, tous fermés par des clés identiques détenues par les corps de garde de la garde bourgeoise et quelques notables, abrite un chariot de pompes et un char à matériels. Cette nouvelle organisation perdure sans grand changement jusqu’à la veille de la première guerre mondiale.

1759

Un nouveau type de « pompe à quatre roues » est mis en service. Toutes ces machines, bien plus puissantes que les pompes portables à bras avec lances fixes, sont munies de boyaux de cuir.

1765

Un « piquet d’incendie » de dix hommes de bonne volonté, aux ordres d’un sergent, est établi dans chacun des vingt-huit quartiers de Lyon (réduits en 1746). Ils sont tous issus des corporations du bâtiment et appartiennent à la garde bourgeoise. En 1766, un nouveau modèle de seau d’incendie, constitué d’un panier d’osier garni d’un sac de cuir de mouton, est adopté.

1789

Louis XVI, chute de l’Ancien Régime.

La garde bourgeoise, principal acteur de la lutte contre le feu, est désorganisée. Au mois de décembre les autres troupes de la ville (guet royal, Arquebusiers, compagnie franche et gardes suisses) la remplacent complètement.

1790

La « garde nationale » succède à la vieille garde bourgeoise. Elle participe également au service d’incendie.

1793

Du 7 août au 19 octobre l’armée conventionnelle assiège Lyon.

Les bombardements de l’artillerie envoyée par la Convention provoquent de nombreux incendies. Du 1 er septembre au 19 octobre, un service d’incendie permanent est mis en place avec vingt-cinq pompes. Il disparaît à la fin du siège.

1795

Sous le Directoire, une loi du 1er octobre partage la ville en trois divisions administratives.

Chaque division a sa municipalité qui nomme un artisan pompier (fabricant de pompes) pour assurer la maintenance des matériels d’incendie et diriger les secours. Cette organisation se montre très défectueuse, les trois pompiers éprouvant les plus grandes difficultés pour coordonner les opérations d’extinction avec des gens venus de tous les horizons.

1801

Le Consulat avec Bonarparte

Le 23 juillet, un arrêté préfectoral crée une compagnie de trente-deux « gardes-pompiers » volontaires à Lyon. L’usage du tocsin, qui avait été supprimé pendant la Révolution, est rétabli en 1802.

1803

à la suite d’un grand incendie à l’hôtel de ville lyonnais, l’effectif organique de la compagnie est porté à cent douze hommes.

1806

Premier Empire, Napoléon Ier

Un groupe d’habitants dévoués de Villefranche-sur-Saône organise une compagnie de vingt-quatre gardes-pompiers volontaires munis d’une pompe achetée par souscription.

1807

La municipalité lyonnaise décide d’ouvrir trois « corps de garde » occupés chacun la nuit par cinq pompiers. Ces postes ne fonctionnent que pendant la saison d’hiver, du 1 er octobre au 31 mars. L’été il n’existe aucun service de garde. Un « dépôt général des pompes », où sont remisés les matériels de réserve, est construit aux Terreaux dans la rue Luizerne (major-Martin). La municipalité de Vaise organise un corps de gardes-pompiers.

1808

Une compagnie de gardes-pompiers est créée par la municipalité de la Guillotère.

1813

La mairie de Lyon ouvre à l’hôtel de ville un corps de garde, dit d’été, du 1 er avril au 30 septembre. Il n’est toujours occupé que pendant la nuit. Pendant la journée, appelés par le tocsin, les pompiers quittent leur travail régulier pour aller au feu.

1818

Restauration, Louis XVIII

La municipalité de la Croix-Rousse décide de créer une compagnie de gardes-pompiers. à la même date, un corps de gardes-pompiers de trente-deux hommes est organisé à Tarare.

1828

Charles X

La municipalité de Belleville-sur-Saône forme une compagnie de gardes-pompiers de trente hommes.

1831

Monarchie de Juillet, Louis Philippe

à Lyon, le terme de « garde-pompier » est délaissé pour adopter celui de « sapeur-pompier ».

1834

La municipalité de Givors organise un corps de sapeurs-pompiers de vingt-six hommes.

1839

Un corps de sapeurs-pompiers est organisé à Neuville-sur-Saône.

1837

Une première pompe montée sur un chariot à deux roues, du modèle parisien, est mise en service à Lyon. Plus légère, elle ne demande que quatre hommes pour sa manœuvre alors que les machines à quatre roues en réclament seize.

1840

Une inondation catastrophique provoque de grands dégâts dans tout le département. La même année, Lyon met en service un appareil respiratoire appelé « blouse Paulin », du nom du chef de corps parisien qui l’a inventé.

1844

La municipalité de Condrieu crée un corps de trente sapeurs-pompiers.

1845

Un corps de sapeurs-pompiers est formé à Thizy.

1847

à Beaujeu, une compagnie de vingt sapeurs-pompiers voit le jour.

1851

Deuxième République

à la suite du grand incendie de la maison Millanais à Lyon, qui coûte la vie à six personnes dont deux sapeurs-pompiers le 30 mars, un poste de jour est ouvert à l’hôtel de ville avec cinq pompiers volontaires.

1852

Second Empire, Napoléon III

Un décret du 24 mars impose la fusion des communes de Lyon, la Guillotière, la Croix-Rousse et Vaise. La nouvelle ville de Lyon est partagée en cinq arrondissements. Le 1 er septembre, un arrêté préfectoral amalgame les corps de pompiers des quatre anciennes communes et crée un « bataillon de sapeurs-pompiers volontaires » à cinq compagnies, soit une par arrondissement. Progressivement, les clairons remplacent la sonnerie du tocsin pour donner l’alerte au feu.

1853

En conséquence de l’augmentation du territoire de la ville de Lyon, cinq « postes de nuit », un par arrondissement, sont occupés toutes les nuits de l’année par cinq pompiers chacun. Seul le poste permanent de l’hôtel de ville est ouvert jour et nuit. Un corps de quarante-cinq sapeurs-pompiers est formé à Amplepuis.

1856

Une inondation catastrophique provoque d’immenses dégâts dans tout le département. à Lyon, un réseau public de distribution d’eau est mis en service. Les sapeurs-pompiers utilisent les bouches d’arrosage pour alimenter leurs pompes à bras. C’est un progrès remarquable car, très progressivement, l’antique corvée de la chaîne des seaux faite par la population disparaît. Un groupe d’habitants de l’Arbresle organise un corps de cinquante et un sapeurs-pompiers volontaires.

1857

à Lyon, le dépôt général des pompes de la rue Luizerne est transféré dans un local loué dans la rue Monsieur (rue Molière).

1860

Une compagnie de soixante-six sapeurs-pompiers est organisée à Cours.

1861

Les communes de Mornant et de Poule-les-écharmeaux forment chacun un corps de sapeurs-pompiers.

1863

à Lyon, il est décidé d’ouvrir un poste de nuit supplémentaire par arrondissement soit au total dix postes. En contrepartie leur effectif est réduit à trois hommes chacun. Un grand nombre de pompes à bras à deux roues sont achetées pour remplacer, peu à peu, les machines à quatre roues. La dernière de ce type est retirée du service en 1896.

1864

Une compagnie de soixante-huit sapeurs-pompiers est formée au Bois-d’Oingt.

1865

à Lyon, un atelier de maintenance des matériels du bataillon est créé au dépôt général des pompes. Il est occupé par une brigade spéciale de neuf sapeurs-pompiers professionnels tous ouvriers d’art. Ces hommes assurent en outre des factions de jour au poste permanent de l’hôtel de ville et montent des gardes de spectacle au Grand-Théâtre et aux Célestins. Chazay-d’Azergues organise une compagnie de cinquante-sept sapeurs-pompiers.

1866

La commune de Lamure-sur-Azergues crée une compagnie de cinquante-huit sapeurs-pompiers. à Vaugneray un groupe d’habitants dévoués organise un corps de sapeurs-pompiers.

1867

Exposition internationale à Paris

Lyon met en service sa première « pompe à vapeur », construite par l’anglais Merryweather. Cette machine est servie par les sapeurs professionnels du dépôt général qui partent en renfort des compagnies volontaires d’arrondissement. Les chevaux de traction sont loués à la compagnie des Omnibus de Lyon.

1870

Guerre franco-prussienne, chute du Second Empire

La ville est mise en état de siège. Deux autres pompes à vapeur sont achetées chez Merryweather. Adoptés à Lyon, depuis 1868, les tuyaux de toile de 70 mm sont achetés en grande quantité pour équiper les nouvelles pompes. Les tuyaux de cuir et de caoutchouc continuent d’être utilisés pour les pompes à bras.

1871

La municipalité de Saint-Symphorien-sur-Coise forme un corps de quarante-deux sapeurs-pompiers. à Lyon, au 1 er janvier 1871, par mesure d’économie, la brigade professionnelle du dépôt général est dissoute. La maintenance des matériels du bataillon est confiée à un entrepreneur privé.

1872

IIIe République

à Lyon, un « réseau télégraphique » reliant le dépôt général et les postes de nuit d’arrondissement est installé. Il permet d’accélérer les demandes de renfort en cas d’incendie important. La même année, la ville achète deux échelles aériennes de 16 et 24 m inventées par les frères italiens milanais Porta. L’entrepreneur privé, incapable d’assurer la maintenance des matériels du bataillon ayant donné sa démission, la municipalité recrute quelques ouvriers d’art pour recréer l’atelier du dépôt général des pompes.

1874

Une sixième compagnie est formée à Lyon pour protéger l’arrondissement correspondant créé en 1868. Deux postes de nuit supplémentaires sont installés, soit douze au total pour la ville.

1876

Des corps de sapeurs-pompiers voient le jour dans les communes de Fleurie, avec une compagnie de cinquante-six hommes, et de Saint-Laurent-de-Chamousset avec un groupe de volontaires non organisé légalement.

1886

à Lyon, une écurie est aménagée au dépôt général des pompes pour loger des chevaux loués auprès d’une entreprise privée. Ainsi, les départs au feu s’effectuent en trois à quatre minutes, bien plus rapidement que dans le passé où les pompiers lyonnais devaient attendre que l’entrepreneur amène les équidés au dépôt général. à partir de 1887, six chevaux sont gardés en permanence au dépôt.

1888

Un « réseau téléphonique », particulier aux sapeurs-pompiers lyonnais, est installé pour relier l’hôtel de ville, le dépôt général et les douze postes de nuit. Ce réseau est connecté à celui de l’état et la population peut directement appeler les pompiers par ce moyen.

1890

Les Lyonnais s’habituent très vite à utiliser le téléphone pour demander les secours en cas d’incendie. Par voie de conséquence, les quelques sapeurs-pompiers professionnels assurent de plus en plus souvent les premiers secours en lieu et place des sapeurs volontaires d’arrondissement. à la demande du chef de corps une « Section active » de quinze sapeurs-pompiers professionnels est formée au dépôt général de la rue Molière. La même année, Lyon commence à utiliser l’avertisseur à deux tons inventé à Paris en 1882.

1892

Les engins d’incendie lyonnais sont, peu à peu, peints en rouge à l’instar des matériels parisiens qui ont adopté cette couleur en 1885. La même année, un immeuble d’habitation est loué rue Molière face au dépôt général des pompes pour loger les sapeurs-pompiers professionnels.

1893

Le 3 avril, une première « Union départementale des sapeurs-pompiers du Rhône » est constituée. Pour des raisons ignorées, elle est dissoute dès le 15 décembre 1895.

1899

Lyon achète douze chevaux dont huit sont affectés à plein temps au service d’incendie.

1900

Les sapeurs-pompiers de Villefranche-sur-Saône mettent en service une pompe à vapeur Mieusset. Mis à part Lyon qui a possédé six pompes à vapeur, la cité caladoise est la seule autre ville du département qui utilisa ce type de machine.

1901

Une « ambulance hippomobile » est mise en service pour le ramassage des blessés et malades sur la voie publique. Ainsi, les sapeurs-pompiers de Lyon sont les premiers en France qui assurent cette mission.

1906

Le 18 octobre, la préfecture approuve les statuts de « l’Union des corps de sapeurs-pompiers de la région lyonnaise et des départements limitrophes ». La même année, les sapeurs-pompiers professionnels de Lyon occupent leur première véritable caserne édifiée rue Rabelais.

1907

Le 24 juin, le conseil municipal de Lyon adopte le projet d’un service d’incendie entièrement professionnel et motorisé.

1908

Un décret du 8 juillet nomme le premier « inspecteur départemental » du Rhône en la personne du commandant Marchand, chef de corps à Lyon. Dans le cadre de la réorganisation du service d’incendie lyonnais, un « poste-caserne », occupé par du personnel semi-professionnel est ouvert à Vaise.

1909

Le service d’incendie de Lyon débute sa motorisation avec la mise en service d’une autopompe et d’une ambulance automobile fournis par Berliet. Une subdivision de trente-neuf sapeurs-pompiers est créée à Saint-Martin-en-Haut.

1910

Pour poursuivre la réorganisation du corps de Lyon, un deuxième poste-caserne est mis en service à la Croix-Rousse. à Villeurbanne, le conseil municipal décide de réorganiser son service d’incendie et forme une « Section active » professionnelle de cinq hommes, renforcée par une subdivision de vingt et un sapeurs-pompiers volontaires. Ce nouveau corps est motorisé avec une motopompe Catel et une arroseuse-pompe à incendie Berliet.

1911

à compter du 1er janvier, à la suite de l’ouverture des deux postes-casernes, les compagnies volontaires d’arrondissement de Lyon sont réduite à deux unités, dites de renfort. La même année, Villeurbanne renforce son service d’incendie professionnel avec la mise en service d’une autopompe Mieusset.

1913

Au 1er janvier, le corps de sapeurs-pompiers de Lyon devient entièrement professionnel sous le nom de « Compagnie active ». Les derniers sapeurs-pompiers volontaires lyonnais sont placés à la retraite d’office. Le 15 octobre, le conseil municipal vote la fin de la traction animale et le service est complètement motorisé. Les deux postes-casernes, munis de matériels à bras seulement, sont supprimés et les moyens de secours tous regroupés provisoirement au « Quartier-central » de la rue Rabelais.

1914

Première guerre mondiale, mobilisation générale

Le 2 août, les sapeurs-pompiers de Lyon non partis aux armées pour diverses raisons sont mobilisés sur place. La Compagnie active, ainsi que les corps de sapeurs-pompiers de l’agglomération lyonnaise, passent sous l’autorité de la direction du génie de la Place de Lyon. Pendant la guerre le service d’incendie de Lyon, affaibli par la mobilisation, est renforcé par l’arrivée de sapeurs auxiliaires issus de la réserve territoriale de l’armée. à partir de juin 1915, il est aussi décidé de faire revenir au corps des sapeurs professionnels qui avaient été mobilisés au front. Pour assurer la protection contre le feu des usines travaillant pour la défense nationale, des postes permanents spéciaux sont ouverts à Saint-Fons, Bron et Neuville-sur-Saône. Ils sont occupés par des sapeurs auxiliaires encadrés par des professionnels revenus à Lyon.

1919

Après le conflit, le service d’incendie de Lyon reprend son organisation normale. Plusieurs communes de l’agglomération décident de ne pas réorganiser leur corps de sapeurs-pompiers. Sur leur demande, Lyon accepte d’assurer les secours sur leur territoire. Ainsi, de 1919 à 1925, les communes de : Villeurbanne, Caluire-et-Cuire, Bron, Saint-Fons, Oullins, Vénissieux et La Mulatière se trouvent rattachées au service d’incendie de Lyon. D’autres communes plus éloignées, beaucoup conservant leur corps de sapeurs-pompiers, signent des contrats d’abonnement pour obtenir le renfort des pompiers lyonnais sur simple appel téléphonique. Des industriels agissent de la même manière et font installer une ligne directe d’appel téléphonique entre leur usine et la caserne.

1921

à Lyon, un standard téléphonique à batterie centrale est mis en service. Il est à l’époque le plus moderne de France.

1923

Le corps volontaire de Givors débute sa motorisation par la mise en service d’une arroseuse-pompe à incendie Berliet.

1924

Le 5 mai, la caserne de la Madeleine est ouverte à Lyon. Dans le même temps, un service de secours fluvial est créé dans cette caserne avec la mise en service de deux bateaux de sauvetage. Le corps de Lyon est le premier de France qui assure cette nouvelle mission.

1925

Le corps volontaire de Tarare commence à se motoriser en mettant en service une arroseuse-pompe à incendie Laffly. En 1937, une camionnette de premier départ Berliet et une motopompe Laffly remplacent l’arroseuse-pompe.

1926

Le service d’incendie volontaire de Villefranche-sur-Saône, utilisant une pompe à vapeur depuis 1900, met en service une motopompe Delahaye tractée par un véhicule communal. En 1931, un châssis Rochet-Schneider est aménagé en véhicule de premier départ incendie. La même année une deuxième motopompe est offerte au corps par un généreux mécène. Le corps volontaire de Belleville-sur-Saône met en service une motopompe Drouville à la même date.

1930

Le 13 novembre, le corps de sapeurs-pompiers de Lyon perd dix-neuf hommes dans l’éboulement de la colline de Fourvère à Saint-Jean. Le corps est cité à l’ordre de la Nation et reçoit la Légion d’honneur.

1934

Un service de secours aux noyés et asphyxiés est créé à Lyon. En 1937 une ambulance est affectée à plein temps à ce service.

1939

Seconde guerre mondiale, mobilisation générale, état français.

à Lyon, en sus des deux casernes professionnelles, dont le personnel est placé en affectation spéciale, sept postes lourds d’incendie sont ouverts au moment de la mobilisation générale, le 2 septembre, à Villeurbanne, Bron, Saint-Fons, Oullins, la Croix-Rousse, Perrache et Vaise. Ces postes, tous munis de fourgons-pompes, sont occupés par des gradés et sapeurs retraités du corps de Lyon depuis moins de cinq ans et des sapeurs-pompiers volontaires du Rhône requis par la préfecture dans le cadre de la Défense passive. Ces postes sont fermés après l’armistice du 6 juin 1940. à Belleville-sur-Saône, Givors, Villefranche-sur-Saône et Tarare, le matériel d’incendie est renforcé par des véhicules ou des motopompes acquises à l’aide des crédits de la Défense passive.

1941

Des camionnettes Citroën 23 U bâchées et des véhicules lourds Laffly 6 x 6 type S 20 TL, tous d’origine militaire, sont camouflés dans de nombreux corps de sapeurs-pompiers du département. à quelques exceptions près, ils sont repris par les Forces Françaises Libres en septembre 1944.

1945

Gouvernement provisoire

Après le conflit, les matériels de lutte contre l’incendie commencent à être distribués aux communes du Rhône désignées pour appartenir au futur service départemental.

1947

IVème République

Le 1 er janvier, le Service Départemental d’Incendie et de Secours du Rhône est mis en activité. Il compte les centres de secours de : Beaujeu, Belleville-sur-Saône, Chazay-d’Azergues, Condrieu, Cours, Givors, Lamure-sur-Azergues, l’Arbresle, Le Bois-d’Oingt, Lyon, Monsols, Mornant, Neuville-sur-Saône, Saint-Laurent-de-Chamousset, Saint-Symphorien-sur-Coise, Tarare, Thizy, Vaugneray et Villefranche-sur-Saône. à l’époque, il existait aussi cent vingt-six corps de première intervention dont trente-huit étaient motorisés. Le 14 juillet, le corps de première intervention de Sainte-Foy-lès-Lyon décide de créer une section de « Pupilles » (jeunes sapeurs-pompiers). En France, c’est la première organisée après la seconde guerre mondiale.

1949

Au mois d’octobre, débutent les premiers cours d’instruction théoriques et pratiques pour les officiers, gradés et sapeurs volontaires du département. Ces cours bimestriels sont dispensés à la caserne Rochat à Lyon.

1955

Un décret du 20 mai donne une véritable personnalité morale et juridique aux SDIS qui sont des établissements publics.

1956

Le corps de Lyon adopte les tuyaux à paroi interne lisse qui remplacent les tuyaux de toile. L’année suivante, le SDIS agit de même.

1958

Pour éviter de longs déplacements aux membres des corps volontaires éloignés de Lyon, il est décidé de décentraliser les cours d’instruction dans les centres de secours du département. C’est le début « des cours de Printemps ».

1959

Vème République

La caserne de Gerland est inaugurée le 11 février à Lyon.

1960

Pour couvrir certaines zones du département assez éloignées des centres de secours existants, un arrêté préfectoral du 21 juillet crée quatre nouveaux CS au sein du SDIS. Ils sont ouverts à : Amplepuis, Fleurie, Poule-les-Echarmeaux et Saint-Martin-en-Haut.

1966

Le 4 janvier, le corps de sapeurs-pompiers de Lyon perd sept hommes à la suite de l’explosion d’une sphère de propane à la raffinerie pétrolière de Feyzin. La caserne de la Duchère est inaugurée le 10 septembre à Lyon.

1969

Le 1 er janvier, le corps de sapeurs-pompiers mixte, professionnels et volontaires, de la Communauté Urbaine de Lyon (COURLY) est mis en activité. Il regroupe les quatre casernes professionnelles de Lyon et trente sections volontaires de l’agglomération lyonnaise.

1971

La caserne de Saint-Priest est inaugurée le 8 mars. Le 14 novembre, le musée de la Duchère ouvre ses portes.

1973

La caserne de Villeurbanne-Cusset est inaugurée le 30 juin.

1976

à Lyon, un standard téléphonique informatisé, le premier de France, est mis en service. Il ne couvre que le territoire de la COURLY.

1977

L’école zonale et le centre d’instruction sont inaugurés à Villeurbannne le 24 novembre.

1981

La caserne de la Croix-Rousse est inaugurée le 13 février à Lyon.

1991

Le centre logistique et la nouvelle caserne de Saint-Priest sont inaugurés le 15 février.

1992

Casernement de Pierre-Bénite : Mise en place d’une garde postée « mixte » sapeur-pompier professionnel et volontaire.

Une loi du 6 février rend obligatoire l’organisation de tous les corps de sapeurs-pompiers dans le cadre départemental à compter du 1 er janvier 1993. On laisse cependant le choix aux communautés urbaines d’intégrer ou nom le corps départemental. Celle de Lyon choisit de conserver son propre corps.

1994 Création du casernement mixte de Feyzin.

1996

Le 6 mai, des lois font disparaître l’exception des communautés urbaines et rendent obligatoire une seule organisation départementale. La disparition du corps mixte de la COURLY devient inéluctable. Le 23 septembre, le Centre de Traitement de l’Alerte (CTA) du SDIS est mis en service. Il couvre 115 communes hors le territoire de la COURLY.

Départementalisation des services d'incendie
le 1er janvier 1999

1999

Le 1er janvier, le corps départemental de sapeurs-pompiers du Rhône entre en fonction. Il compte 170 centres d'intervention.

Le 31 janvier, un sapeur-pompier a la jambe arrachée par l'explosion d'un véhicule au GPL.

2001

Décès en service commandé du Lieutenant Bernard PAULETTO le 5 avril suite à une explosion due au gaz rue Jubin à Villeurbanne.

2002

Inauguration des centres d'intervention de Monsols, Montagny/Chassagny, Morancé et Villeurbanne-La Doua.

2003

Inauguration des centres d'intervention d'Ampuis, Cublize, Larajasse, Villefranche.

2004

Inauguration du centre d'intervention de Marcy/Charbonnière.

2005

Inauguration du centre d'intervention de St-Clément-sous-Valsonne/Valsonne.

2006

Inauguration du centre d'intervention de St-Vincent-de-Reins.

2007

Inauguration du centre d'intervention de Vernaison/Charly.

2008

Le 28 février, une explosion due au gaz cours Lafayette à Lyon cause le décès en service commandé de l'Adjudant Stéphane ABBES.

Inauguration des centres d'intervention de Collonges, Yzeron, Courzieu, Lissieu/Les Chères/Marcilly-d'Azergues/Chasselay, St-Etienne-la-Varenne/St-Etienne-des-Oullières/Odenas, Taluyers/Montagny/Chassagny, et St-Maurice-sur-Dargoire/St-Didier-sous-Riverie.

2009

Inauguration des casernements de Liergues/Jarnioux/Pouilly-le-Monial, Pontcharra-sur-Turdine, Vourles/Brignais, La-Tour-de-Salvagny/Dommartin, Mions, et Ste-Foy-les-Lyon/Francheville.

2010

Inauguration des casernements de Communay/Ternay, Cours-la-Ville, échalas, Fleurie, et Saint-Igny-de-Vers.

Création et activation du casernement Lyon-Confluence.

Mise en service du CTA-CODIS avec un système départemental informatique unique de traitement et de gestion des secours et de la disponibilité des sapeurs-pompiers.

Passage à la radio numérique appelée ANTARES.

2011

Inauguration du casernement Lamure sur Azergues-Chambost Allières-Grandris.

2012

Inauguration de la caserne de Saint-Symphorien-sur-Coise

Inauguration de la caserne de Meyzieu / Décines

Inauguration du site Rabelais

Inauguration de la caserne de Genay / Neuville-sur-saône / Montanay / Fleurieu-sur-Saône / Albigny-sur-Saône / Curis-au-Mont-d'Or / Saint-Germain-au-Mont-d'Or

Inauguration de la caserne de Colombier-Saugnieu

Inauguration de la caserne de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or / Saint-Didier-au-Mont-d'Or

Inauguration de la caserne de Lachassagne / Pommiers / Marcy-sur-Anse.

2013

Inauguration de la caserne de Vaugneray

Inauguration de la caserne de Thizy les Bourgs

Inauguration de la caserne de Givors

Inauguration de la caserne de Villefranche-sur-Saône

Inauguration de la caserne de St-Lager / Cercié.

2014

Inauguration de la caserne de Mornant

Inauguration de la caserne de Genas / Chassieu

Inauguration de la caserne d'Amplepuis

16 décembre, décès en service commandé à Gleizé, du lieutenant Didier BRISOTTO.

2015

Le 1er janvier, le SDIS du Rhône devient le service départemental d'incendie et de secours du département du Rhône et de la métropole de Lyon

Inauguration du site de St-Priest

Inauguration de la caserne Soucieu-en-Jarrest / Orliénas

Inauguration de la caserne Pusignan

Inauguration de la caserne Theizé

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