Pour répondre aux besoins spécifiques lors de certains types d'intervention, les sapeurs-pompiers du Rhône disposent d'équipes spécialisée dans divers domaines. Ces spécialités opérationnelles sont gérées au niveau des groupements territoriaux qui sont en charge de leur organisation :
Toutes les spécialités peuvent être engagées en colonne de renfort en dehors du territoire départemental.
Le département du Rhône est recouvert sur le quart de sa surface - soit environ 830 km² - de massifs à hautes valeurs forestière et/ou touristique. Il comporte des zones boisées non exploitées ainsi que de grandes surfaces céréalières jouxtant parfois des zones d’habitation à forte densité.
À ce titre, il est confronté à deux types de risques :
L'intervention incendie dans ce type de milieu nécessite des moyens et procédures spécifiques définis sous le vocable "feu de forêt". Chaque année, le SDIS du Rhône recense, en fonction des critères de sécheresse, 800 à 2500 feux de végétation, comportant des feux d’herbes/broussailles, de récoltes, forets/bois.
La spécialité F.D.F (feux de forêts) a été activée sur le département du Rhône à l’issue de l’année 2003.
Elle s'appuie sur :
Le SDIS du Rhône participe également, sous le couvert de la Zone Sud Est, à des renforts extra départementaux.
En complément des permis réglementaires (poids-lourd et ambulance), les conducteurs sapeurs-pompiers suivent des formations certificatives pour la conduite et l'utilisation des véhicules d'intervention.
Ces formations concernent :
> les engins-pompes de lutte contre l'incendie (3 jours),
> les échelles aériennes (5 jours),
> les véhicules tout-terrain pour la lutte contre les feux de fôrets (5 jours), pour lesquels le SDIS 69 a aménagé un terrain d'entraînement spécialisé sur la commune de Chamelet.
Ce terme recouvre les domaines d’intervention face aux risques nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique et explosifs en milieu industriel, mais aussi la réponse face à la menace terroriste d’emploi de telles matières à des fins malveillantes.
Le risque technologique est une composante essentielle dans le département du Rhône. Il est généré par la présence d’un tissu industriel dense (couloir de la chimie, raffinerie de pétrole…) et par un flux de transports de matières dangereuses significatif, tant par voie routière (nœud autoroutier) que ferroviaire (gare de triage de Sibelin) ou fluviale (Rhône et Saône).
La menace d’un attentat de type N.R.B.C.e est une réalité au regard des cibles que représentent l’agglomération de Lyon et les nombreuses manifestations d’ampleur qui y sont organisées.
La réponse opérationnelle s’appuie principalement sur deux casernements spécialisés en risques chimiques et radiologiques : les C.T Lyon-Gerland et Saint-Priest. Les personnels de ces deux casernements, soit environ 200 sapeurs-pompiers, sont formés et entraînés pour intervenir face à ces risques spécifiques. Il disposent pour cette mission de matériels et véhicules spécialisés (documentation technique, appareils de détection, protection individuelle, colmatage, endiguement…)
Tous les jours, 24h/24, des équipes d’intervention spécialisées en risques chimiques sont prêtes à fournir une réponse opérationnelle immédiate à l’occurrence d’un événement opérationnel à caractère technologique.
La menace d’un acte malveillant à caractère N.R.B.C est prise en compte à travers une organisation opérationnelle et des équipements spécifiques. Le SDIS 69 collabore activement à l’élaboration et à l’amélioration de la doctrine au niveau zonal en s’impliquant au sein de l’unité zonale d’intervention technologique de la zone de défense Sud-Est (UZIT Sud-Est).Le sauvetage-déblaiement (SD) consiste à rechercher et dégager les personnes ensevelies accidentellement dans les décombres lors de l'effondrement de constructions, suite à une explosion, un glissement de terrain ou toute autre catastrophe.
En dehors de ces accidents, ces quelque 350 sapeurs-pompiers, répartis sur 5 casernements, participent à des opérations de moindre gravité. Ils sont également amenés à donner des avis techniques sur des risques concernant leur spécialité (menace d'effondrement, etc...).
Les sauveteurs-déblayeurs interviennent en moyenne près de 200 fois par an sur le département du Rhône. Dotés de matériels performants et d'une dizaine de véhicules d'intervention adaptés à leurs missions, ils reçoivent une formation spécifique adaptée à leur niveau d'emploi et sont tenus de s'entraîner régulièrement.
C'est une spécialité intervenant dans les opérations en milieu vertical : grues, édifices, falaises… Il réalise des reconnaissances et des sauvetages dans les environnements naturels, artificiels et industriels où les moyens traditionnels des sapeurs-pompiers sont insuffisants en raison de la hauteur, de la profondeur et des risques liés au cheminement.
Composé de 50 sapeurs-pompiers répartis sur deux casernements, le "groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP) s'inspire largement des techniques utilisées dans le domaine de l'alpinisme et de la spéléologie.
Certaines équipes du GRIMP sont aussi spécialisées dans les manœuvres d'hélitreuillage effectuées par l'hélicoptère de la sécurité civile (DRAGON 69).
La spécialité cynotechnie intervient lors des missions de recherche de personnes ensevelies et de personnes égarées (par la technique du questage : recherche sans indice de départ).
Le SDIS 69 a en outre confié les missions animalières aux cynotechniciens : des animaux menaçants sur la voie publique (chiens dangereux…), sauvetage ou assistance à animaux en difficulté (animaux tombés à l’eau, en excavation… ) et capture de «nouveaux animaux de compagnie» (NAC) ou dangereux (crocodiliens, tortues carnivores, serpents, iguanes, araignées, singes …).
La spécialité "cynotechnie" compte actuellement 12 binômes opérationnels (conducteur cynotechnique et son chien). Le suivi médical des chiens et le conseil technique sur certaines interventions sont assurés par le vétérinaire du service de santé et de secours médical du SDIS 69.
Les moyens de transmissions radio équipent tous les véhicules de secours. Il permettent la liaison "amont" avec le Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours (CODIS) ou le commandement de terrain dans les cas de montée en puissance du dispositif de secours ainsi que la liaison "aval" avec les équipiers. Le but est d'améliorer la sécurité en généralisant la liaison radio des binômes engagés dans les actions de secours au cours d’un sinistre avec leur chef d’agrès.
Le réseau de transmissions du SDIS a basculé fin 2010 vers le système ANTARES, réseau numérique dont les infrastructures sont gérées au niveau national. Il permet une interconnexion entre tous les services qui concourent aux secours, en particulier avec le SAMU et le réseau ACROPOL de la police nationale.
Le SDIS gère 1900 équipements, embarqués (appareils mobiles ou portatifs) ou fixes (implantés au C.T.A / CODIS et dans les casernements.
Le SDIS assure également la formation de ses personnels à l’exploitation opérationnelle des transmissions en s’appuyant sur les procédures arrêtées au niveau national et précisées par l’ordre de base départemental des transmissions (OBDT).La spécialité "milieu confiné" (M.C) été créée en 1981 avec l'émergence des nouveaux risques comme le métro et les grands parcs de stationnement couverts. Un rapprochement s’effectue aussitôt avec les mineurs des bassins houillers de Lorraine - grands spécialistes des interventions longue durée sous protection respiratoire - qui apportent leur précieux retour d’expérience.
Toutes les spécialités peuvent être engagéees en colonne de renfort en dehors du territoire départemental.
Aujourd’hui, 200 sapeurs pompiers sont formés à cette spécialité opérationnelle du SDIS du Rhône.
L ’engagement du FELD est assuré 24h/24 à partir des casernements de Lyon-Rochat et de Lyon-Duchère, appuyés par celui de Tassin-la-Demi-Lune et Lyon-Confluence
La spécificité du C.F repose sur l’utilisation d’appareils respiratoires isolants à circuit fermé (ARI.C.F) dont la conception permet des durées d’engagement trois fois plus longues qu’avec des appareils classiques grâce à leur principe de recyclage de l'air expiré.
Deux entités se distinguent au sein de cette spécialité.
La première est l’unité de plongeurs subaquatiques (SAL). Ses missions résident dans le secours à personnes, les reconnaissances et les interventions en équipement de plongée sous-marine.
La seconde est l’équipe de sauveteurs aquatiques (SAV), qui assure un prompt secours « de surface », en particulier auprès de personnes tombées à l’eau ou lors des inondations.
Dans le Rhône, on compte 150 sauveteurs de surface et 50 plongeurs appuyés par 3 types de moyens :
Site officiel des sapeurs-pompiers du Rhône